Ces AAPPMA qui vont de l’avant : « Les Pêcheurs du Haut Guiers »

Ces AAPPMA qui vont de l’avant : « Les Pêcheurs du Haut Guiers »

Nous continuons notre tour d’horizon des « AAPPMA qui vont de l’avant » avec une association de l’Isère : « Les pêcheurs du Haut Guiers ».

Basée à Saint-Laurent-du-Pont (Isère), cette structure associative est née en 2009 avec la fusion  de trois Aaappma :  Les pêcheurs de Saint Laurent du Pont, Saint Pierre de Chartreuse et Miribel les Echelles. Cette fusion permet aujourd’hui de travailler  à l’échelle du bassin versant en gérant 27 km de rivières et 25 km de ruisseaux : du Guiers mort depuis sa source à Perquelin jusqu’au pont Jean Lioud et du Guiers depuis la STEP des Echelles jusqu’au barrage de Chailles.

Le domaine géré est classé dans son intégralité en première catégorie et comprend trois principaux secteurs aux potentialités différentes. Le secteur amont situé sur le Guiers Mort comprend un parcours à forte pente où seule la truite fario est présente. Le second secteur, toujours sur le Guiers Mort, est une zone intermédiaire, plus large, où sont présents truite fario et ombre commun. Le troisième secteur, le plus aval, est sur le Guiers avec une rivière plus large et une population piscicole plus variée : truite fario, ombre commun, chabot, vairon et loche franche.

Quatre parcours spécifiques son présents, deux en no kill, dans les Gorges de Saint-Laurent-du-Pont (2900 m) et au Pont du Curé (900 m), un parcours famille à Saint-Laurent-du-Pont (700 m) et un parcours passion dans la plaine de Saint Laurent du pont jusqu’à Entre-deux-Guiers (5500 m). Deux réserves existent également, l’une sur le Guiers Mort (400 m) et l’autre sur le Ruisseau de Morge (1200 m).

Les secteurs gérés par l’Aappma (source : https://www.lespecheursduhautguiers.fr)

Depuis une une quinzaine d’année et suite à une pollution totale du Guiers en 2001, les Pêcheurs du Haut Guiers pratiquent une gestion patrimoniale :

« L’introduction massive en truite de souche exogène ayant été prouvée inefficace sur le long terme et pouvant altérer le patrimoine génétique nécessaire à la survie de l’espèce endémique, les déversements ne sont plus pratiqués sur notre domaine ».

fin de sauvegarder la souche de truite locale (méditerranéenne), la renaturation et la protection des milieux aquatiques est devenue la priorité de l’association. Ses actions en la matière sont nombreuses aussi bien en terme d’aménagements et d’entretien des berges et du lit des cours d’eau, notamment en respectant la ripisylve, que de surveillance des pollutions.
La continuité écologique est aussi un enjeux important pour cette association qui se positionne fermement contre les projets de micro centrales et « veille à ce que la rivière, comme bien naturel commun, reste « sauvage » et ne soit pas la victime d’une course à l’énergie« 

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